mardi 1 juillet 2008
Présentation de Reconquêtes
Présentation de Reconquêtes
Vidéo envoyée par reconquetes
Présentation de la démarche de Reconquêtes par Benoît Hamon, eurodéputé PS.
Conférence Reconquêtes
Conférence Reconquêtes B. Hamon
Vidéo envoyée par benoit-hamon
Conférence de presse "Reconquêtes" à l'Assemblée Nationale.
lundi 30 juin 2008
Présentation de la contribution RECONQUÊTES
- mercredi 2 juillet 20h : Réunion de présentation de la Contribution "Reconquêtes" à la Fédération du Rhône du PS
- samedi 5 juillet 10h : Réunion de présentation de la Contribution "Reconquêtes" à la salle Chrysostome de Saint-Priest avec Pascal Cherki (Adjoint au Maire de Paris - Membre du Bureau National) - possibilité de déjeuner sur place à midi (résevation ycrombec@gmail.com)
plan d'accès : chrysostome_1_
- mercredi 9 juillet 20h : Réunion de présentation de la Contribution "Reconquêtes" à la Fédération du Rhône du PS
Revue de presse
Extrait du Figaro

Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont présenté samedi à la Sorbonne leur contribution, «Reconquêtes», dans laquelle Laurent Fabius (au centre) a trouvé des «convergences» avec sa démarche. Crédits photo : RICHARD VIALERON/LE FIGARO.
La démonstration de force n'a pas plu à Benoît Hamon et ses partisans, installés dans un amphithéâtre de la Sorbonne samedi. Avant de présenter une contribution très marquée à gauche, «Reconquêtes», le député européen a adressé un message très direct à l'ancienne candidate «qui a donné à sa réunion le titre de premier meeting de l'opposition» : «Nous sommes contents, chère Ségolène, que les vacances soient terminées !»«Vous nous avez manqué dans la rue» quand «nous étions aux côtés des salariés». Benoît Hamon et Henri Emmanuelli sont parmi les rares leaders socialistes à avoir participé aux manifestations contre le «démantèlement du droit du travail». «L'objectif n'est pas d'être à l'aile gauche du Parti socialiste, l'objectif c'est que le Parti socialiste reste un parti de gauche», a poursuivi Hamon en demandant explicitement qu'il n'y ait pas «une nouvelle vague d'accords avec le MoDem aux régionales» en 2010. Avec ses partisans, il souhaite «changer la majorité» du parti. Invité principal de la journée, l'ancien premier ministre Laurent Fabius a souligné des «convergences» avec sa propre démarche.
Le courant NPS propose de "changer de majorité" dans le parti (Le Monde)
"L'objectif n'est pas d'être à l'aile gauche du Parti socialiste, l'objectif, c'est que le Parti socialiste reste un parti de gauche", a déclaré Henri Emmanuelli, samedi 28 juin à Paris en présentant la contribution du courant Nouveau Parti socialiste (NPS). Benoît Hamon, coanimateur de NPS, a souhaité que le congrès de Reims en novembre permette "de changer de majorité" au sein du PS afin de "construire l'alternative à cette ligne qui nous a fait échouer". "A Olivier (Besancenot), qui crée son nouveau parti (anticapitaliste, NPA), je voudrais dire : nous n'avons aucun adversaire à gauche", a ajouté M. Hamon.
De leur côté, Benoit Hamon et Henri Emmanuelli ont appelé, samedi à la Sorbonne, au "rassemblement" de la gauche pour mener d'ici à 2012 "le combat" contre "tout le travail de casse du modèle social et des libertés mis en oeuvre par la droite" et pour "la reconquête du pouvoir". Dans un amphithéâtre comble, les deux chefs de file du Nouveau parti socialiste (NPS) ont présenté leur contribution pour "reprendre le terrain abandonné à la droite, et revenir sur le cycle le plus important, depuis longtemps, de régression sociale et démocratique", selon Benoît Hamon.
Citant la réduction du temps de travail, les retraites, le droit de grève, la rétention de sûreté, la "mise au pas des médias" et le retour dans le commandement intégré de l'OTAN "sans débat parlementaire", le jeune eurodéputé a fustigé la politique de Nicolas Sarkozy. "L'objectif n'est pas d'être à l'aile gauche du parti socialiste, l'objectif c'est que le parti socialiste reste un parti de gauche", a déclaré Henri Emmanuelli lors de cette réunion à laquelle participaient Laurent Fabius, Marylise Lebranchu et le politologue Emmanuel Todd.
Extraits de La Tribune
PS/NPS : "pas de démarche fermée"
Source : AFP
Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, leaders de la gauche du Parti socialiste, ont affirmé qu'ils n'étaient "pas dans une démarche fermée", samedi à Bordeaux, en marge d'une rencontre avec des militants dans le cadre de la préparation du Congrès du PS en novembre.
"On n'est pas dans une démarche fermée. On a envie de s'ouvrir au reste de la gauche. On a envie d'être les interprètes à la fois de la protestation de ce pays contre le mal qui lui est fait par les politiques de droite mais aussi les interprètes de ce tout ce qui se passe de positif, d'espérance qui existe", a déclaré à la presse M. Hamon, au cours d'un forum régional organisé autour de la contribution "Reconquêtes" des leaders du Nouveau parti socialiste (NPS).
"Parce qu'il n'est clair sur rien, le PS n'est aujourd'hui pas en capacité de capter cette espérance", a ajouté le député européen.
M. Emmanuelli, à ses côtés, a insisté sur l'importance de l'"orientation stratégique du Congrès" en plaidant pour un "rassemblement à gauche" plutôt que "des alliances avec le MoDem ou le centre-droit". "Si le PS commet cette erreur, il condamnera la gauche à rester 20 ans dans l'opposition", a affirmé le député et président du Conseil général des Landes.
Les deux hommes organisent samedi prochain une réunion publique à la Sorbonne, à Paris, à laquelle ont été conviés Laurent Fabius, Martine Aubry, Arnaud Montebourg et le politologue Emmanuel Todd, a précisé M. Hamon.
dimanche 29 juin 2008
Je signe la contribution "RECONQUÊTES"
Plan de la Contribution "RECONQUÊTES"
Télécharger le fichier du plan : pdf_Plan_contribution_reconquetes
samedi 21 juin 2008
L'appel de Reconquêtes
L’appel de Reconquêtes
Préambule de la contribution
L’acceptation des régressions sociales et le discours décliniste sont aujourd’hui devenus la norme, le clivage entre le conservatisme et le progrès est escamoté derrière des réformes qui en réalité sont autant de retours en arrière.
Nos concitoyens attendent un message d’espoir face à une droite décomplexée qui multiplie les attaques. Le libéralisme économique atteint de nouvelles limites tout en maintenant son hégémonie. Il nous appartient alors, d’ouvrir une voie dans le désenchantement imposé par la pensée dominante pour préparer l’avenir. Seule une gauche résolue et déterminée peut remettre la justice sociale au coeur de l’action politique, dépasser le modèle exclusif du libre-échange sans précaution et redonner du sens au clivage gauche/droite.
A cette fin nous devons réconcilier la France avec le progrès qui doit être notre boussole.
Forger les idées et les outils de ces reconquêtes, c’est ce que nous vous proposons dans ce processus d’élaboration de notre contribution pour le prochain Congrès du Parti Socialiste.
Un renversement de cycle.
La convergence et la coïncidence de 4 crises mondiales majeures (financière, alimentaire, énergétique, écologique) bouleversent les principes sur lesquels les sociétés occidentales fondaient leur prospérité et leur développement. Nous entrons dans le deuxième âge de la globalisation. Le modèle économique libéral montre des limites sérieuses quant à sa capacité à répondre à la demande sociale et aux nécessités de développement au niveau mondial. Là où les conservateurs privilégient le court terme, les socialistes doivent voir loin. Ils doivent anticiper la société post-libérale et proposer un Etat régulateur et innovateur comme réponse à l’urgence sociale, économique et écologique. Cette proposition, c’est à la gauche de la porter et de l’imposer dans le débat démocratique alors que la droite démantèle la puissance publique.
Le choc des défaites.
Depuis juin 2006, la sociale démocratie européenne a enregistré 13 défaites lors des 15 derniers scrutins nationaux. La crise de la sociale démocratie est générale. Elle oblige à un inventaire serein des erreurs stratégiques et politiques accumulées depuis plus de 10 ans. Si la gauche a prospéré dans les années 90 dans le sillage des victoires britanniques et allemandes, sur une offre politique sociale libérale, elle ne lui a pas permis de conserver le pouvoir dans les années 2000. De ce point de vue la situation de la gauche française n’est pas si singulière. Adossée à une offre politique semblable à celle de ses voisins, elle échoue à leur instar. Si la modernité se définit par la rupture avec les cadres conservateurs de pensée, la social-démocratie européenne doit rapidement abandonner une orientation qui lui a soustrait une part importante du vote ouvrier et populaire, réduit le poids total de la gauche et l’a éloigné durablement des responsabilités. Le monde a changé. L’avenir de la gauche française ne peut pas consister à mimer le « New Labour » ou le SPD des années 90, l’avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne. L’efficacité électorale commande de renouer avec les classes populaires plutôt que de confier notre sort politique à l’air du temps.
Des marges de manœuvre politiques existent en dépit d’une situation difficile et complexe.
Le discours politique est influencé par une forme de déclinisme, de fatalisme, développés y compris, parfois, dans nos rangs, qui a pour conséquence d’empêcher l’émergence d’une alternative à la pensée dominante. Le progrès de nos sociétés ne peut pas se concevoir seulement en contrepartie systématique de sacrifices de la part de la majorité de ses membres. Sans nier la nécessité de l’effort collectif, la gauche ne peut plus se contenter au nom d’une prétendue "responsabilité" de rejoindre la droite sur le but et le contenu des réformes structurelles, se distinguant seulement sur les dosages ou l’agenda. Quand la droite promet aux hommes et aux femmes de notre pays un avenir noir, le « devoir de grisaille » ne fait pas office d’arc en ciel.
Nous pouvons et nous devons lever une espérance.
L’intelligence, l’initiative, la créativité, l’engagement existent dans le mouvement social, dans les universités, dans la jeunesse, dans le monde économique ou culturel. Cette espérance existe déjà, dans un contexte certes différent, en Amérique du Sud et du Nord. 1968 nous offre l’occasion de célébrer un grand mouvement social de conquêtes. Alors qu’aujourd’hui, se mobiliser se résume souvent à résister. La gauche doit retrouver cet esprit pour conquérir de nouveaux droits et élargir l’espace de nos libertés. Cette voie est plus exigeante que la confortable adaptation aux exigences des canons de la pensée unique qui nous mène à d’inévitables déconvenues.
Changer notre offre politique.
Nous n’avons plus gagné les présidentielles depuis 20 ans, les législatives depuis 11 ans. Il faut changer de cycle et d’orientation, renouveler les équipes.
Les mêmes lignes n’ont pas plus de chance de faire gagner les socialistes demain qu’hier. La gauche est immobile parce qu’elle s’incarne dans les mêmes comportements, les mêmes réflexes, les mêmes mots et souvent le même cynisme depuis 20 ans. Il nous faut surtout éviter un nouveau congrès de Rennes, qui propose le choc de deux profils sans différence majeure de ligne. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de laisser des écuries présidentielles déchirer le Parti Socialiste. Cet affrontement fait peser une menace lourde sur l’avenir du PS, son intégrité, son image dans la population et son existence même.
Le congrès du PS doit alors être le congrès de l’anticipation et de la relance.
L’élection de Nicolas Sarkozy est l’aboutissement de la défaite culturelle de la gauche, résultat des batailles que nous n’avons pas menées. Les Socialistes doivent tourner cette page ! Ils doivent définir une politique qui remette le progrès au service de l’humanité.
Notre première responsabilité est d’imaginer la France d’après Sarkozy. Imaginer un contexte où, il est à redouter que les inégalités sociales et leur cortège de violence auront augmenté et alors qu’auront été simultanément affaiblis les instruments de régulation, d’intervention et de redistribution, nationaux et continentaux.
La modernité, c’est anticiper et préparer le post-libéralisme et construire la gauche du XXIe siècle qui saura remettre la justice sociale au coeur de l’action politique.
Pour cela la démarche de Reconquêtes passe par la mise en débat de propositions fortes. C’est le sens des forums auxquels nous vous invitons.
Henri Emmanuelli et Benoît Hamon
vendredi 20 juin 2008
" Mort aux Rouges ! "
Et toi, tu votes pour quelle motion ?
C'est d'une voix quelque peu nouée qu'un camarade à l'air innocent s'adresse à vous, le sourire crispé et l'oeil changeant.
- Euh... NPS.
Aïe. Son sourire s'efface, et dans sa prunelle tremblante vous décelez votre reflet : un visage à la barbe broussailleuse pourvu d'un nez crochu, le couteau entre les dents. Pris de panique, il chancelle et sort son canif avant de lancer ce cri rauque : Mort aux Rouuuges !
Voilà ce qui pourrait bien vous arriver cet automne si vous n'y prenez garde. Eh oui, la pression atmosphérique diminue, les oiseaux fuient et les éléphants sortent : le temps du Congrès approche. Le fusil sur l'épaule, les sociaux-démocrates partagent le vin et le saucisson en attendant l'ouverture de la Chasse aux Sorcières. Et à en juger par les péripéties du 5ème canton, la saison sera bonne. Mais pourquoi cet article ?
On le sait, c'est dans les vieux pots pour bébés qu'on fait les meilleures soupes. Or il se trouve que le Blédichef de Lyon vient de signer une contribution où, dans des lignes pleines d'un courage et d'une originalité édifiants, il affirme sans faiblir qu'il faut « trancher entre ceux qui rêvent encore du Grand soir et ceux qui assument leur choix réformiste ». Et naturellement d'annoncer : « Cette volonté de réforme, nous l'assumons totalement ». Impressionnant.
Mais qui donc rêve du Grand Soir ? Bizarrement, personne ne semble s'être posé la question. C'est bien dommage puisqu'on nous explique que les intéressés sont responsables de tous les maux du Parti depuis vingt ans. Parti qui, libéré de cette jambe gangrenée, pourrait enfin sautiller gaiement à cloche-pied dans les prairies de l'insouciance sociale-libérale. Mais si on nous en parle tous les ans, c'est bien qu'il doit y avoir quelque part une poignée de bolcheviks encartés au PS qui prônent cyniquement l'économie planifiée tout en préparant les bombes avec lesquelles ils comptent enfin renverser le gouvernement ! Ah, ce serait donc eux qui ont signé la motion « Collectivisation des terres » ! Tiens, mais y-a-t-il vraiment eu une motion qui portait ce nom-là ?
Certes on pourrait penser, avec tout ce remue-méninge, qu'il existe au moins un petit militant socialiste qui rêve du Grand Soir. Tout seul dans son kolkhoze, avec ses moustaches et son drapeau rouge. Et ce militant, ce serait lui, la terrible, la redoutable, la fameuse aile gauche. Saisis par l'épouvante de ce petit personnage, on l'a cherché partout. Eh bien, devinez quoi : il n'existe pas.
Alors de deux choses l'une : soit, et c'est probable, la social-démagogie se sert de vieux fantasmes collectifs pour transformer ses adversaires en épouvantails. Auquel cas c'est tout simplement infâme, manipulateur, et indigne d'un socialiste comme d'un démocrate. Mais ça a le grand avantage d'éviter de poser les vraies questions et de susciter le vrai débat.
Soit, et ça reste plausible, ce sont des déclarations sincères. Auquel cas ceux qui se présentent comme les parangons du modernisme ont un sacré temps de retard. Car enfin il faudrait rappeler à nos amis réformistes que, ne leur en déplaise, nous le sommes aussi. Si la Troisième Internationale date de 1919 et le Congrès de Tour de 1920, ce n'est sans doute pas pour qu'en 2008 on nous explique qu'il y a des « révolutionnaires » au parti socialiste (copyright Ségolène).
Assimiler le courant NPS et ses proches parents à du gauchisme primaire, c'est paresseux sur le plan intellectuel et lâche sur le plan politique. Et jusqu'à preuve du contraire nous savons faire la différence entre coller une affiche et poser une bombe. S'ils venaient militer sur le terrain ils le sauraient.
Pierre Doubovetsky
Meeting 28 juin
Meeting 28 juin
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Meeting de Reconquêtes avec Henri Emmanuelli et Benoît Hamon le 28 juin à la Sorbonne (Paris).



